L’IFI (ex-ISF), un cas à part dans la défiscalisation

Reduction d’impôt facilement

Depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) remplace l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Comme son nom l’indique, l’IFI exclut de son assiette de calcul tout ce qui n’est pas le patrimoine immobilier des contribuables concernés (patrimoine taxable supérieur à 1,3 M €). Il s’agit évidemment des biens détenus en direct (appartements, maisons, etc.), mais également par le biais d’une société ou de parts de « pierre papier », SCPI ou OPCI en particulier.

Si vous payez l’Impôt sur la Fortune Immobilière (anciennement Impôt de Solidarité sur la Fortune), il existe différentes façons de le réduire efficacement :

  • En faisant des dons aux associations, vous pouvez réduire 75 % du montant investi de votre IFI (dans la limite de 50 000 € par foyer fiscal) ;
  • Une autre possibilité est le recours aux FCPI, qui peuvent également vous permettre de réduire votre ISF de 50 % maximum. Ce système fonctionne dans les grandes lignes comme l’investissement en direct dans les PME.
  • En léguant votre patrimoine à vos héritiers : le fait de léguer son patrimoine immobilier à ses héritiers donne aux redevables de l’IFI la possibilité de faire « jouer les mécanismes des abattements sur les droits de donation ».
  • Si vous avez des enfants majeurs, vous pouvez réduire votre base taxable à l’IFI grâce à la donation d’usufruit, tout en assurant une source de revenus stables à vos enfants.
  • En investissant en nue-propriété : le principe consiste à acheter la nue-propriété d’un ou plusieurs appartements. Les fonds affectés au projet sont alors sortis de l’actif IFI de l’investisseur. 
  • Le foncier rural : certaines exonérations partielles en vigueur dans le calcul de l’ISF ont été transposées dans le cadre de l’instauration de l’IFI, dont le foncier rural. Un contribuable assujetti à l’IFI amateur de grands vins peut ainsi joindre l’utile à l’agréable en souscrivant des parts d’un Groupement Foncier viticole (GFV). Cela revient à détenir les parts d’une société civile détentrice de biens fonciers viticoles dont l’exploitation est confiée à un viticulteur à travers un bail à long terme.

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