La réduction des impôts sur le revenu sans investir

Gestionnaire de patrimoine

Vous avez souvent entendu que le mariage pouvait être intéressant au niveau des impôts, que l’on a certains avantages fiscaux lorsque l’on a des enfants ou des personnes à charge. Il existe également des diminutions d’impôts en cas de divorce, de parent isolé ou de personne célibataire. Voici quelques éclaircissements sur les réductions d’impôts possibles sans investir obligatoirement.

La réduction d’impôts sur le revenu :

  • le don aux associations reconnues d’utilité publique ou à un organisme (ou œuvre) d’intérêt général : 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable (jusqu’à 75 % pour 531 € de don pour l’aide aux personnes en difficulté) ;
  • en cas de divorce, réduction de 25 % du montant versé (ou des biens ou encore des droits accordés) sur une année, plafonné à 7 625 €.
  • sur les contrats de prévoyance25 % sur les sommes versées pour la prévoyance, plafonné à 1 525 € avec une augmentation de 300 €/enfant à charge ;

La déduction d’impôt

Pour qui ou pour quoi ?Quelles déductions ?
Les classes moyennesDiminution d’impôt de 20 % pour un revenu fiscal inférieur à 18 685 € pour la première part et ensuite 3 737 €/demi-part (un-e étudiant-e à charge par exemple) et dégressive pour les revenus fiscaux situés entre 18 685 € et 20 705 €. Aucune demande n’est à formuler, le calcul est effectué automatique au moment de votre déclaration fiscale.
Les personnes de plus de 65 ans Abattement automatique sur les revenus imposables
Augmenter son quotient familialVivre seul avec la garde exclusive (ou principale) de votre enfant pendant au moins 5 ans ;La charge d’une personne invalide au minimum à 40 % ou une personne handicapée ; La naissance est prise en compte par l’administration fiscale en fin d’année, il ne faut pas oublier de déclarer son enfant dans sa déclaration fiscale pour obtenir l’abattement. 
La déduction des frais réelsSi vos dépenses sont supérieures à l’abattement de 10 % pour vos frais réels, il est intéressant de déclarer vos frais. Il faut bien faire attention aux indemnités professionnelles qui seront également à ajouter dans votre déclaration. 
L’assurance-vieAbattement sur la perception des sommes (si on garde la même assurance-vie pendant 8 ans sans en retirer l’argent), plafonné à 4 600 € (célibataire) et 9 200 € (en couple). 
La pension alimentaireElle doit être déclarée par la personne qui l’a touchée et déduite pour la personne qui la verse. Il n’est, en revanche, pas possible de la déduire dans le cadre d’une décision à l’amiable ;
Les frais pour personne dépendante et hébergéeRéduction de 25 % des dépenses (limite de 10 000 €/personne) et réduction jusqu’à 2 500 € / personne hébergée.
Placer son épargne salarialeLa prime d’objectif ou les autres primes versées peuvent être épargnée afin de ne pas être imposable sur ces sommes. 
Le plan d’épargne retraite populaire (PERP)Plus vous avez de revenus imposables, plus cette option est intéressante. Le fonctionnement du PERP est similaire à celui de l’assurance-vie.
Le départ en retraite ou pré-retraite Une exonération est possible, seulement si votre départ est involontaire. Les indemnités sont déductibles à 50 % dans la limite de 196 140 € (pour 2017) et 193 080 € (pour 2016).

Le crédit d’impôt sur les frais de scolarisation et de garde d’enfants à charge

  • 50 % des sommes versées pour la garde d’un enfant de moins de 7 ans et jusqu’à 1150 € maximum (après déduction de la CAF) ;
  • 61 €/enfant au collège, 153 €/enfant au lycée et 183 €/enfant en enseignement supérieur.

Le crédit de 50 % sur les sommes versées est également valable pour toute personne ayant un salarié à domicile pour la garde d’enfant, le soutien scolaire des petits travaux ou encore en assistance. 

Des conseils de fiscalistes